Fascicule 05 · Création graphique
De la charte au fichier prêt pour l’impression
Ce qu’une charte contient, et ce qu’il faut lui ajouter pour qu’un fichier parte en impression grand format.
- Révisé le
- La rédaction de Plein Format
- Le répertoire
Une charte graphique décrit comment une marque se présente : ses signes, ses couleurs, ses caractères et les règles qui les gouvernent. Elle ne suffit pas à fabriquer un support physique, parce qu’elle raisonne en écran et en page, pas en laize, en fond perdu et en distance de lecture.
Cette page décrit ce que contient une charte, puis les trois ajouts qui la rendent utilisable en impression grand format : le fond perdu, le gabarit et le choix des formats normalisés.
Que contient une charte graphique ?
Une charte contient d’abord les signes de la marque : le symbole, la forme de son nom écrit, leurs versions autorisées et les zones de protection qui les entourent. Elle indique ensuite les couleurs, avec leurs références dans chaque mode de reproduction, puis les caractères typographiques et leurs usages.
Elle décrit enfin des principes de mise en page : grilles, marges, hiérarchie des niveaux de titre, traitement des images. C’est cette partie qui se transpose le moins directement sur un support physique, parce qu’une affiche de trois mètres et une carte imprimée n’ont pas la même hiérarchie de lecture.
Une charte utile dit aussi ce qui est interdit : déformer, recolorer, poser sur un fond qui annule le contraste. Ces interdits évitent la plupart des reprises de fichier.
Qu’est-ce qu’un fond perdu et pourquoi le prévoir ?
Le fond perdu est la partie du visuel qui dépasse du format fini et qui sera coupée. Il existe parce que la découpe n’est jamais parfaitement alignée sur le tracé : sans marge, un liseré du support apparaît sur un bord.
Un deuxième réglage l’accompagne, la zone tranquille : une marge intérieure dans laquelle on ne place ni texte ni élément important, pour qu’une coupe légèrement décalée ne rogne rien d’essentiel.
Sur les supports tendus, cousus ou ourlés, ces marges augmentent et changent de nature. Une toile prise dans un profil disparaît sur son pourtour, un ourlet consomme de la matière, un fourreau davantage encore. Plein Format ne publie pas de valeur de fond perdu par support, faute de relevé daté chez deux fabricants : la valeur se demande au moment de la commande, avec le gabarit.
Comment se lit un gabarit d’impression grand format ?
Un gabarit est un fichier de référence qui superpose plusieurs tracés : le format fini, le fond perdu, la zone tranquille, et selon les cas la ligne de pliage, le tracé de découpe et l’emplacement des oeillets ou des fixations. Chaque tracé vit sur son propre calque et ne s’imprime pas.
Le second point à lire est la laize, c’est-à-dire la largeur utile du rouleau de matière. Elle décide de l’orientation du visuel et de la présence ou non d’un raccord entre deux lés. Sur un fond photographié, un raccord se voit ; c’est le sujet traité par la fiche du photocall et de sa toile.
Le troisième point est le sens de lecture des faces. Sur un support recto verso, la seconde face se prépare parfois inversée. La PLV et son éco-conception ajoute à cette liste le tracé de découpe et de rainage, qui décide du montage.
Quels formats normalisés pour la plaquette et la carte ?
Le print commercial s’appuie sur des formats normalisés dont le principal intérêt est pratique : ils entrent dans les enveloppes, les présentoirs, les porte-cartes et les machines de façonnage courantes. Sortir de ces formats reste possible, mais chaque écart se paie ailleurs, en découpe, en calage ou en rangement.
Plein Format ne publie pas ici de tableau de formats en millimètres tant que les valeurs n’ont pas été relevées dans un document de normalisation cité et daté. Ce qui est certain et utile dès maintenant, c’est la logique : une plaquette se conçoit avec son pliage, une carte avec son épaisseur et sa finition, un dépliant avec l’ordre dans lequel il s’ouvre.
Quand le support imprimé renvoie vers une page, un code imprimé sert de passerelle et suppose une zone de contraste réservée : le fascicule le prolongement à l’écran décrit ce point. Le répertoire des supports reste la page où ces caractéristiques se comparent, et l’actualité des révisions se suit dans le fil.
Dans ce fascicule
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Fascicule 06
Quand le dispositif se prolonge à l’écran
Site vitrine, vidéo produit, 3D, passerelle par code imprimé : ce que l’écran prolonge, et ce qu’il ne remplace pas.
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Fascicule 01
La signalétique, support par support
Intérieure, extérieure, directionnelle, lumineuse : quatre familles, quatre distances de lecture, quatre façons de poser.
Deux fascicules voisins prolongent celui-ci : Écran et Signalétique. Le répertoire des supports les compare tous sur les mêmes onze colonnes, et le fil classe les publications par date.