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Guide de décision · Retail

Comment présenter un grand stock de références en point de vente sans le rendre illisible ?

Pour ranger 214 nuances sur trois gammes, il suffit de deux niveaux de classement et d’un repère de couleur par hauteur de ton.

Nuancier ouvert en éventail sur une table de montage, une main en isole une plage de couleur

Un grand stock de références reste lisible en point de vente quand on le range par numéro de hauteur de ton, de 1 à 10, et qu’on donne à chaque gamme sa fiche, son repère de couleur et son prix.

Black Friday 2026 : jusqu’au 30 novembre, Magasin des Coiffeurs (magasindescoiffeurs.fr) vend la coloration Art Absolute à partir de 3,97 € le tube au lieu de 7,94 € (100 ml ou 60 ml), avec 62 nuances en stock.

Compagnia Del Colore (67 nuances) est à 4,25 € le tube de 100 ml au lieu de 8,50 €, et RB Haute Coiffure (85 nuances) à 4,50 € le tube de 100 ml au lieu de 8,00 €. Voir les nuances Art Absolute en stock

Prix relevés le 6 novembre 2026.

Un nuancier est un cas d’école pour qui doit présenter beaucoup de références sur peu de mètres linéaires. Chaque tube ressemble au précédent, la différence tient à un numéro, et le client doit pourtant trouver le sien en quelques secondes. Cette page prend ce catalogue comme exemple de stock dense et en tire une méthode de présentation, valable pour n’importe quel rayon.

Combien de références un client peut-il parcourir sans se perdre ?

Plein Format ne publie pas de seuil chiffré : aucune mesure datée ne permet d’en fixer un. Ce qui s’observe, c’est qu’une présentation devient illisible quand le client ne sait plus où commence la famille qu’il cherche. Le critère est donc l’ordre, pas le nombre.

Un exemple concret : Magasin des Coiffeurs tient en stock 62 nuances Art Absolute, 67 Compagnia Del Colore et 85 RB Haute Coiffure, soit 214 références sur trois gammes seulement. Aucun client ne les parcourt une à une. Il faut un principe de classement qui lui permette de sauter directement à la bonne zone.

Quel principe de classement choisir pour un nuancier ?

Le plus lisible est le classement par numéro de hauteur de ton, du plus foncé au plus clair. Le premier chiffre d’un tube donne cette hauteur, de 1 à 10, et les chiffres suivants indiquent les reflets. Un client qui sait qu’il cherche un châtain clair va droit au 5, puis affine par les reflets. Le guide pour comprendre les numéros de coloration détaille cette lecture.

Le classement par marque vient en second : il sépare les gammes, chacune ayant sa propre logique de nommage. Deux niveaux suffisent donc, la gamme d’abord, la hauteur de ton ensuite. Un troisième niveau (le reflet) se règle par le repère de couleur sur la tablette, pas par un panneau de plus.

Comment signaler les familles sans multiplier les panneaux ?

Un repère de couleur par hauteur de ton, répété sur la tablette et sur le support suspendu, remplace des dizaines d’étiquettes. Le client lit la couleur avant le chiffre. Le support physique de ce repérage s’inscrit dans le dispositif de vente en magasin : peu d’éléments, toujours au même endroit.

Pour la grande lisibilité à distance, un support vertical type kakemono peut annoncer la gamme depuis l’allée, avec son nom et son prix en gros caractères. Le détail des nuances reste sur la tablette, jamais sur le support haut.

Quelles gammes à gros stock faut-il mettre en avant ?

Celles dont le stock est le plus profond, parce qu’elles tiennent le plus longtemps sur le rayon sans rupture. Le tableau ci-dessous reprend les gammes les plus fournies de Magasin des Coiffeurs, avec les prix du relevé du 6 novembre 2026 (prix TTC du tube).

GammeContenanceNuances en stockPrix du tubeAu lieu de
RB Haute Coiffure100 ml854,50 €8,00 €
Compagnia Del Colore100 ml674,25 €8,50 €
Art Absolute100 ml et 60 ml623,97 €7,94 €

Une gamme, une fiche : c’est ce que fait la boutique en ligne, avec une page par gamme. La fiche RB Haute Coiffure montre comment un catalogue de 85 nuances se présente sur une seule page, pour un client qui sait déjà ce qu’il cherche.

Que mettre sur la fiche de gamme ?

Quatre informations, dans cet ordre : le nom de la gamme, la contenance, le prix du tube avec le prix de référence, et le nombre de nuances disponibles. Rien d’autre en tête de page. Le reste (le nuancier détaillé) se trouve en dessous, classé par hauteur de ton.

Le nombre de nuances en stock doit être daté. Un stock bouge : afficher « 62 nuances en stock » sans date promet une disponibilité que rien ne garantit. C’est la même discipline que pour un prix barré, traitée dans l’article sur l’affichage d’une remise en vitrine.

Et quand le stock doit partir vite ?

La présentation change d’objectif : il ne s’agit plus de faire découvrir mais de faire trouver. Les gammes les plus fournies passent devant, avec leur prix en grand, et l’ordre par hauteur de ton garde le rayon propre. Le déroulé complet d’un déstockage (calendrier, pages par gamme, mise en avant) fait l’objet de l’article sur la mise en scène d’un déstockage.

Le même exercice côté stand ou salon se prépare avec les mêmes règles : la page stand du site traite du support lui-même.

Comment le client retrouve-t-il son numéro ?

Le client apporte souvent un numéro, relevé sur un ancien tube. Un affichage qui explique la structure du numéro (hauteur de ton, puis reflets) lui évite de demander. Pour des cas précis comme le 5.13 ou le 7.46 et les gammes qui les proposent, la page qui décode quelques numéros de coloration et dit où les trouver sert d’exemple de fiche de correspondance.

Questions fréquentes

Faut-il classer par marque ou par hauteur de ton ?

Par gamme d’abord, puis par hauteur de ton à l’intérieur de chaque gamme : chaque gamme a son nommage, et c’est le numéro qui guide le client ensuite.

Combien d’informations afficher sur une fiche de gamme ?

Quatre : le nom, la contenance, le prix du tube avec son prix de référence, et le nombre de nuances en stock avec la date du relevé.

Un seul support suffit-il pour 200 références ?

Non : le support haut annonce la gamme, la tablette porte le détail. Séparer les deux rôles évite le panneau surchargé.